mardi 20 mars 2012

Maisons assassinées

  

 Sans commentaire !    
                             



































Seul ce bâtiment va être restauré










C'est déjà beaucoup mieux !

mercredi 29 février 2012

Color Made in Haute-Normandie


La côte d’Albâtre 

CAUX. un mot qui, en Haute Normandie, nous éblouit de sa blancheur, Non ! il nous éblouit tout court :
Si la craie du sous-sol qui forme le riche plateau agricole de Seine-Maritime est souvent immaculée,  les falaises de la côte d'Albâtre, cent trente kilomètres de littoral vertigineux,  ont rarement l'aspect du gypse neigeux, mais se teintent, face à la mer laiteuse du calcaire dilué, des nuances précieuses de l'ocre.








Nous partageons donc l'enthousiasme de Guy de Maupassant - la grande plume cauchoise - et si nous l'en croyons "l'âme a la couleur du regard". Vraiment ! Car "l'âme bleue seule porte en elle du rêve, elle a pris son azur aux flots et à l'espace"





Voilà des mots à se dire chemin faisant, en se demandant quelle empreinte laissera ce pays, tourmenté par son relief et paisible par sa vie quotidienne. Tant d'âmes sensibles déjà en sont tombés amoureux. L'empreinte des grandes traînes bleutées,  robes de mariées épousant les boqueteaux dissimulant les fermes typiques, clos-masures propres à ce terroir.





Celle du vert, tendre des blés en herbe, doré des champs de lin, soutenu des forêts littorales qui coiffant le faîte des falaises en atténuent la rigueur, brisent la bise et démontrent l'opiniâtreté végétale face aux tempêtes
empoisonnées d'embruns. Petit itinéraire parmi les peintres et écrivains de Monet à Maupassant et Gide.





Les galets *

Parmi tous ceux du pays de CAUX le Galet d'Etretat  présente la forme supérieure par sa perfection plastique. Du Havre au Tréport, il existe mille variétés de galets biscornus, tranchants, percés, bombés, crevassés, dont les angles saillants donnent parfois raison aux partisans du sable crissant.




Mais le débat perd tout son sens devant le Galet d'Etretat,  roi incontesté du galet normand qui semble avoir choisi de s'implanter dans le plus beau décor de la côte.




Ce galet-là nous affirme que, s'il existe un lieu parfait par son architecture naturelle, ce lieu se devait aussi d'accueillir le plus égal par les dimensions, le plus uniforme par la texture, le plus subtil par ses nuances de couleur.




On en vient à se demander si de mystérieuses brigades ne se chargent pas, depuis la nuit des temps, de ranger les galets en éliminant les suspects, les irréguliers, les vulgaires, pour ne laisser ici que la quintessence.




Si la voûte plantaire doit en souffrir un peu, les yeux y trouvent un spectacle enchanteur.









Merci de votre visite et parcourez avec plaisir ces commentaires et photos 
Thank you for visiting and enjoy the comments and photos !                                                               

  
* Benoît Duteurtre : Les pieds dans l'eau

mercredi 15 février 2012

SAINT-MICHEL

Tout comme la majeure partie du centre ville du Havre, la première église Saint-Michel a été détruite pendant la seconde guerre mondiale. le 5 septembre 1944 exactement.


Le clocher est un campanile haut de 42m symbolisant un cierge.




L'architecte Henri Colboc, né au Havre, grand Prix de Rome et diplômé d'urbanisme, propose en 1945 un projet pour la reconstruction de la ville qui plaçait l'église Saint-Michel à l'extrémité d'une vaste perspective aboutissant sur la rue de Paris.


La toiture en forme de V évoque une bible ouverte.


Son schéma urbain n'est pas retenu mais il est chargé de la reconstruction de l'église présenté au Salon de l'Art sacré en 1955, l'édifice retient l'attention pour son étonnant clocher hors-œuvre 


Ceinture de vitraux



et surtout pour sa toiture en livre ouvert paraissant suspendue au-dessus d'une ceinture de vitraux.


La façade possède une verrière avec une grande croix en teck.



Cette prouesse technique est rendue possible grâce à une structure porteuse de huit colonnes, rappelant l'architecture d'Auguste Perret, supportant totalement le toit de l'église.


Le Béton armé est le principal matériau.



Difficiles à mettre en œuvre et à financer les travaux ne s'achèvent qu'en 1964


Structure porteuse


La construction ayant commencée en 1960



Colonnes de support



Le plan de l'église Saint-Michel ne reprend pas la forme traditionnelle de la croix latine. C'est un plan allongé composé d'une seule nef. On admire aussi le magnifique autel de 8 tonnes, en marbre noir allié à la pierre de Rocheron œuvre de M Monlon


Intérieur dans son ensemble



Les vitraux non figuratifs, ne représentant aucun saint, ni aucune scène biblique, entourant l'église dans sa partie haute facilitant la pénétration de la lumière.


Portail d'entrée en teck


Les verrières ont été réalisées par le maître-verrier Jacques Boutzen sur des dessins de Mme Martineau en 1964


Les bancs du chœurs


L'église possède deux chapelles : celle de la Vierge avec sa statue, et celle du Saint Sacrement.


Les bancs de Teck.




La tapisserie conçue par les paroissiens, sur les dessins de G. Salles représente une croix glorieuse. L'imposant mobilier en teck massif qui complète l'ensemble a été offert par une famille havraise de négociants en bois.


L'église s'impose au milieu d'un vaste parvis dallé

L'église est appréciée, mais le Béton, son matériau de base, entrave la bonne diffusion du son. En 1990 des abats-sons de tissus et de bois sont installés sur les murs pour réduire l'écho.
La restauration de l'ensemble est entamée en 2007,  Saint-Michel est aujourd'hui mis en valeur la nuit, par une lumière discrète et soignée.




Le campanile vu de mon salon






Des lignes pures et une grande sobriété intérieure, renforcent l'atmosphère de recueillement.
                                              
Pour mémoire : Le centre ville du Havre est inscrit sur la liste du Patrimoine Mondial de l'Humanité par l'UNESCO en 2005.


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mercredi 18 janvier 2012

Welcome to London

London au même titre que Paris compte un extraordinaire patrimoine architectural. 






Si le style haussmannien a laissé la place à un style victorien plus british


la ville mêle habillement architecture moderne et contemporaine, petits immeubles en briques rouges et buildings en verre.


Bien que celle-ci soit moins connue que l'architecture française ou italienne elle renferme pourtant bien des trésors dont London possède quelques témoignages allant de la période romaine jusqu'aux fleurons de l'architecture du XXIe siècle.





London romaine. Il ne reste plus grand-chose, seulement quelques vestiges désormais exposés dans les musés.




La période gothique imposée vers 1191. Le grand incendie de 1666  a détruit quantités de bâtiments.
Ceux qui ont échappé aux flammes sont transformés réunissant ainsi plusieurs styles gothiques comme pour l'Abbaye de Westminster.




 Styles Tudor et Stuart. Le style Tudor apparaît sous le règne de la dynastie du même nom 1485-1603.
A cette époque l'architecture est plus tournée vers des constructions laïques qu'ecclésiastiques et, depuis la dissolution des monastères par Henri VIII, de nombreux terrains vacants permettent aux riches familles de bâtir d'importantes demeures. Le matériau le plus utilisé est la brique rouge. On apporte un grand soin aux ornements et aux détails, les portes et les fenêtres sont plus petites mais aussi mieux travaillées et décorées.



Autre époque autre style, le style Stuart est surtout marqué par deux grands architectes Inigo Jones 1573-1652 et Christopher Wren 1632-1723. Le premier ayant vécu en Italie introduit en Angleterre le style classique palladien ! lignes horizontales ornées de colonnes doriques ou corinthiennes, décorations avec des guirlandes, importance accordées aux statues, présence de balustres sur les toits.


Le second a encore plus fortement marqué London. Christopher Wren est en effet certainement le plus grand architecte dans l'histoire de la ville. Son style est caractérisé par un mélange d'influences classiques et baroques européennes. Lorsque en septembre 1666 le grand incendie détruit presque complètement la ville c'est à lui qu'est confié la reconstruction de la plupart des bâtiments.



 Style géorgien et renouveau classique. Avec l'arrivée du XVIIIe siècle un style nouveau apparait, le style géorgien et avec lui, le retour au classicisme, influencé par le style grec et le style romain. On orne les bâtiments de pilastres corinthiens ou ionique, on installe des bas-reliefs au-dessous des fenêtres, les intérieurs se couvrent de couleurs pastel, les plafonds sont décorés de légers motifs antiques, le mobilier également se fait plus élégant. Dans la ville de nouvelles rues sont tracées, rectilignes, bordées de maisons individuelles toutes sur le même modèle. Elles sont rectangulaires et symétriques avec un toit à quatre pans, une corniche, des fenêtres à guillotine et un porche soutenu par des colonnes.

 Néogothique. C'est durant l'ère victorienne entre 1837 et 1901 que le néoclassicisme s’éclipse pour céder la place au néogothique. Un retour aux matériaux utilisé durant le Moyen Age est également effectué et l'on utilise  à nouveau la brique rouge. Avec ce nouveau style architectural on attaque la réalisation de grands projets d'urbanisation, à Chelsea, Paddington et Kesnsington.

Pensez à cliquer sur les photos afin de les agrandir.


                                            See you soon !